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Veille scientifique internationale

Vitamine D3 chez l'enfant : 400 UI par jour suffisent-elles en hiver ?

Une supplémentation quotidienne modérée de 400 UI de vitamine D3 maintient efficacement le statut en 25(OH)D pendant l’hiver chez les enfants, sans bénéfice fonctionnel mesurable à court terme.

•Publié par le Conseil Scientifique du CERDEN®•4 min de lecture

En bref

  • La concentration moyenne de 25(OH)D est passée de 66,31 à 69,04 nmol/L. Dans le groupe placebo, elle a au contraire diminué de 63,67 à 56,29 nmol/L.
  • La supplémentation a prévenu l’apparition d’une carence pendant la période hivernale prolongée.
  • L’étude n’observe pas d’amélioration significative de la fonction musculaire, de l’équilibre, de la fonction cognitive, des marqueurs immunitaires ou du remodelage osseux.
  • Ces données soutiennent l’efficacité d’une dose quotidienne modérée de 400 UI de vitamine D3 en spray oral pour éviter la dégradation hivernale du statut en vitamine D chez l’enfant.

Cette étude randomisée contrôlée, en double aveugle, examine l’intérêt d’une supplémentation quotidienne en vitamine D3 chez des enfants sains de 4 à 11 ans vivant au Royaume-Uni et en Irlande. La problématique est particulièrement pertinente à ces latitudes : durant les mois d’hiver, l’ensoleillement UVB est insuffisant pour assurer une synthèse cutanée adéquate de vitamine D. L’insuffisance en vitamine D est donc courante, avec un risque accru d’atteindre des concentrations basses de 25-hydroxyvitamine D [25(OH)D], le marqueur circulant de référence du statut vitaminique D. Les chercheurs ont comparé, sur 12 semaines, un spray oral apportant 10 µg/jour de vitamine D3, soit 400 UI/jour, à un spray placebo sans vitamine D. Sur les 118 enfants ayant achevé l’étude, l’âge moyen était de 8,1 ans et 51% étaient des filles. Les évaluations, effectuées avant et après intervention, portaient principalement sur la 25(OH)D plasmatique. Elles incluaient aussi des critères secondaires : force de préhension, équilibre, cognition, marqueurs immunitaires, paramètres du remodelage osseux et évolution du statut vitaminique durant l’hiver.

Le résultat principal est net : la supplémentation a permis de maintenir et même légèrement d’améliorer le statut en vitamine D dans le groupe vitamine D3. La concentration moyenne de 25(OH)D est passée de 66,31 à 69,04 nmol/L. Dans le groupe placebo, elle a au contraire diminué de 63,67 à 56,29 nmol/L. L’écart entre les groupes était statistiquement significatif (p < 0,001). Surtout, la supplémentation a prévenu l’apparition d’une carence pendant la période hivernale prolongée.

En revanche, l’étude n’observe pas d’amélioration significative de la fonction musculaire, de l’équilibre, de la fonction cognitive, des marqueurs immunitaires ou du remodelage osseux. Cela ne signifie pas que la vitamine D est sans rôle physiologique dans ces domaines, mais plutôt qu’une intervention de trois mois, avec cette dose et chez des enfants en bonne santé ayant initialement un statut moyen relativement correct, ne suffit pas à produire un effet fonctionnel détectable.

En pratique, ces données soutiennent l’efficacité d’une dose quotidienne modérée de 400 UI de vitamine D3 en spray oral pour éviter la dégradation hivernale du statut en vitamine D chez l’enfant. Elles ne permettent toutefois pas de conclure à un bénéfice clinique immédiat sur la force, l’immunité, les performances cognitives ou la santé osseuse. Les auteurs soulignent la nécessité de mieux comprendre les non-répondeurs et d’évaluer les effets à plus long terme.

Référence

Royle E, Glatt DU, McSorley EM, et al. The Effect of Vitamin D3 Supplementation on Vitamin D Status and Associated Health Outcomes in Children: A Randomized Controlled Trial. The Journal of Nutrition. 2026;156:101493. PMID: 41887286

Abstract rédigé par Willy Vandenschrick, Diététicien-nutritionniste et Nutrithérapeute certifié Cerden®, Conseil Scientifique du CERDEN®.

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Analyse et validation

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